Sur le fil

19/03/2022

Au traité de Versailles du 15 mai 1768, le Royaume de France et la République de Gênes signent un accord qui place sous administration française la Corse sous condition qu'elle parvienne à pacifier l'île. Si dans les dix ans qui suivent Gênes peut s'acquitter de l'énorme dette contractée pour les dépenses engagées par la France pour rétablir l'ordre dans l'île de beauté, elle redeviendra génoise.

Gênes ne pourra pas honorer ses dettes dans le temps imparti et l'île restera française malgré une tentative vingt ans plus tard, lors de la Révolution française, la ville italienne s'étant refait une santé, mais la rétrocession n'aura jamais lieu.

La Corse entourée des armoiries de la République de Gênes et du Royaume de France
La Corse entourée des armoiries de la République de Gênes et du Royaume de France

La France enverra plus de 20 000 hommes pour prendre possession de l'île après le traité. Cette invasion française mécontente les Corses qui se révoltent et sont réprimés. C'est alors qu'une femme corse, enceinte, aura ces mots:

Mon fils sera le vengeur de la Corse !

Cette femme c'est Maria-Letizia Ramolino, mère d'un certain Napoléon Bonaparte qui voit le jour le 15 août 1769.

Si Gênes avait pu rembourser le Royaume de France, l'Histoire du monde en aurait été totalement bouleversée. 

Frank Grognet - Blog historique
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